[Africa Diligence] Confrontée à la surproduction et à la baisse des prix, l’industrie sucrière mauricienne vît des moments difficiles. Pour redynamiser ce secteur, le gouvernement a mis en place plusieurs mesures entre autres une dotation financière aux producteurs et la diversification des exportations.

L’industrie cannière se trouve en grande difficulté. Pour faire face à cette situation, le gouvernement tente de diversifier les marchés d’exportation. L’Inde, la Chine et l’Afrique sont en ligne de mire alors que le Syndicat des sucres estime que le sucre a encore sa place. Depuis 2015, le gouvernement est venu avec plusieurs mesures afin d’aider ce secteur.

Le gouvernement a déjà entamé des discussions pour diversifier les marchés, que ce soit en Inde, en Chine, ou encore en Afrique. D’ailleurs, plusieurs démarches ont déjà entamées pour obtenir un prix plus rémunérateur pour nos sucres spéciaux. Devesh Dukhira, le Chief Executive Officer du Syndicat des sucres, est catégorique. Selon lui, le secteur sucrier a encore sa place à Maurice. Il explique que la demande en sucre est en hausse sur le marché mondial. Mais, comme toute commodité, son prix fluctue, dit-il.

« En ce moment, il y a un surplus dans la production, du coup le prix est en baisse et les planteurs ne veulent pas investir davantage. Cela ne concerne pas que Maurice. On ne sera plus dans cette position dans quelques années », affirme-t-il. Il fait comprendre que certains pays qui accordent une subvention aux producteurs, ce qui permet à ces derniers de vendre cette commodité à un prix relativement bas.

Devesh Dukhira souligne que la consommation annuelle du sucre a augmenté de trois millions de tonnes. « Le sucre mauricien est présent dans 50 pays à travers le monde, dont huit en Afrique. Les pays comme l’Inde et la Chine taxent les sucres qui pénètrent sur leur marché. C’est avec les accords bilatéraux que le pays signe avec ces deux pays, que la vente du sucre dans ces marchés sera incluse », affirme-t-il.

Mesures introduites depuis 2015

En 2015, avec le Cane Sustainability Fund, le prix de la bagasse par tonne est passé à Rs 1 200. Toujours la même année, il y a eu une cash compensation qui a été accordée aux planteurs, Rs 2 000 par tonne de sucre et Rs 3 400 pour les petits planteurs. Il y a la suppression de la prime d’assurance, la suspension du cess. Les mêmes mesures ont été prises en 2016.

En août 2017, le gouvernement est venu avec des mesures pour soutenir les producteurs. Ainsi, 500 millions ont été donc allouées pour venir en aide à cette industrie.

Les planteurs ont soumis leur rapport

Le mardi 10 juillet 2018 les petits planteurs ont soumis leur rapport sur l’industrie cannière. Kreepalloo Sunghoon, président de la Small Planters’ Association (SPA), indique que l’industrie cannière a encore sa place, mais que le prix du sucre a dégringolé. « Une des recommandations, c’est d’accorder aux planteurs la somme de Rs  2  000 par tonne de canne à sucre quand les usiniers vont les prendre dans les champs, ou Rs 2 500 si les planteurs les transportent à leurs frais aux balances des usines. Si ces mesures sont entérinées, ceux qui ont délaissé leurs plantations vont revenir », dit-il.

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