[Africa Diligence] Le 20 juin au colloque international du CERDOTOLA 2015, le biologiste Leopold Gustave Lehman a montré que l’émergence en Afrique passera par la santé. Le capital humain étant primordial pour l’épanouissement économique, il a souligné la nécessité d’intégrer les réalités anthropologiques locales des Africains dans la résolution endogène des problèmes de santé. 

Le Cameroun qualifié d’Afrique en miniature est un foisonnement de richesses en géo et biodiversité. Les conditions climatiques sont autant favorables aux transformations géologiques qui aboutissent à la formation des minerais économiquement précieux qu’aux agents infectieux qui provoquent des maladies appauvrissantes.

Paradoxalement, les ressources disponibles dans notre environnement sont très peu utilisées malgré leur capital primordial pour l’épanouissement économique. La santé est le bien le plus précieux de l’homme. De ce fait, l’un des défis les plus importants sur le chemin de l’émergence des pays Africains sera la disponibilité des ressources humaines de qualités physique et morale optimale, a indiqué Gustave Lehman.

Le contexte camerounais actuel est celui où les maladies infectieuses telles que le paludisme et le VIH SIDA continuent à faire des ravages alors que les agents pathogènes, les vecteurs les modes de préventions et les traitements sont parfois bien connus. Malheureusement comme l’a souligné le biologiste Gustave Lehman, les connaissances traditionnelles sont très souvent délaissées sous des prétextes superficiels sans analyse systématique et profonde.

Les systèmes de santé exclusivement axés sur la médecine hospitalière ont montré leurs limites quant au paludisme et autres endémies d’Afrique. Les rares campagnes de prévention menées, n’intègrent pas suffisamment les réalités anthropologiques locales, entraînant ainsi d’importants écarts entre moyens utilisés et résultats obtenus. Le biologiste a tenu à rassurer que de nouveaux outils de prévention et de diagnostique sont apparus, à l’instar des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA) ou des automates, cytomètres et microscopes de nouvelle génération. Gustave Lehman explique également que l’observation des microbes et la quantification des molécules, et des cellules humaines permettent de recueillir des informations précises sur les agents pathogènes et leurs effets. Ceci s’applique à la détection des maladies et au suivi des traitements, traditionnels ou moderne. D’après le biologiste, les analyses sociologiques actuelles devraient aussi être plus utilisées de façon complémentaire dans le domaine de la santé.

Gustave Lehman a conclu que, l’émergence passe par une prise en charge plus efficace des défis de santé à l’aide des méthodes actuelles d’observation et d’analyse. Mais il est primordial l’a-t-il rappelé, que pour y parvenir, il est nécessaire de mieux exploiter les données anthropologiques et environnementales locales.

Leopold Gustave Lehman est un biologiste. Il est maître de conférences à la faculté des sciences de l’université de Douala.

La Rédaction (Avec le CERDOTOLA)

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici