[Africa Diligence] Le premier Forum Tunisie-France, sur le thème « Réussir ensemble aujourd’hui et demain », qui s’est tenu le jeudi 1er février 2018, au Palais des congrès de Tunis, en présence de plus de mille participants, a constitué l’occasion pour les deux pays de consolider leur relation économique.

La France est le premier partenaire commercial du pays, avec plus de 1 400 entreprises implantées sur le sol tunisien et 200 millions d’euros d’investissements directs en 2017, soit 45% de l’ensemble des investissements étrangers en Tunisie. Mais les deux pays souhaitent augmenter le volume des investissements pour relancer l’économie tunisienne, aujourd’hui en difficulté.

 La grande salle du Palais des congrès de Tunis était pleine à craquer. Plus de 1 000 participants, parmi lesquels une centaine d’entrepreneurs français, sont venus assister au forum. Pendant toute la matinée, une vingtaine d’intervenants du monde des affaires se sont succédé au micro lors de différents panels. Des échanges qui sont l’occasion, estime Khalil Laabidi, président de l’Instance tunisienne de l’investissement, de montrer de quoi la Tunisie est capable, en particulier sur des secteurs à haute valeur ajoutée comme le numérique et les nouvelles technologies : « Nous avons des atouts assez considérables dans ce secteur-là, un vivier de talents assez important, des universités qui sortent des ingénieurs d’un très haut niveau. Des jeunes Tunisiens qui sont au moins trilingues, et ce qu’on voit avec nos amis français, c’est de faire une coopération triangulaire France Tunisie Afrique et de partir ensemble dans de nouveaux marchés. »

Et pour inciter les Français à investir davantage en Tunisie, le forum a accueilli une poignée d’intervenants stars. De grands dirigeants d’entreprises françaises qui étaient un peu les têtes d’affiche de l’événement : Xavier Niel, le patron de Free, le publicitaire Jacques Séguéla, mais aussi Stéphane Richard, le PDG d’Orange : « Comme nous Orange, on est un des grands investisseurs dans ce pays, je pense même le principal investisseur français depuis quelques années, ma présence était une évidence. Voilà donc moi je suis venu porter ce message, qu’on a beaucoup de projets, qu’on croit dans l’avenir de ce pays et qu’on est prêts à augmenter encore nos investissements. »

Mais la bonne volonté ne suffit pas. C’est ce qu’explique en tout cas Olivier Astruc, il est le directeur Tunisie de Quadran international, un groupe français spécialisé dans la production d’électricité verte. C’est un secteur d’avenir, souvent mis en avant par les décideurs des deux pays, mais qui pour se développer fait face à certains obstacles, comme la lourdeur de l’administration tunisienne ou encore une réglementation complexe et changeante. Olivier Astruc : « Nous, on est venus avec un plan d’investissement de 300 millions d’euros jusqu’à 2030, avec une première étape de 100 millions d’euros en 2020, c’est ce qui était prévu. Donc on est vraiment impatients que ça se stabilise, on est prêts à investir. On est nombreux dans ce cas-là, dans notre secteur d’activité. Et ce serait un vrai plus pour la Tunisie d’avoir ces investissements disponibles qui soient efficients le plus vite possible. »

En tout cas Français comme Tunisiens veulent y croire. Emmanuel Macron, le président français, a clôturé le forum en compagnie du Premier ministre tunisien Youssef Chahed. Le président français a appelé à la pleine mobilisation des entreprises. Son objectif : doubler les investissements français d’ici 2022.

La Rédaction (avec Perrine Massy)

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