[Africa Diligence] Selon une source gouvernementale, le gouvernement a levé l’interdiction de vendre à l’étranger le clinker et le ciment gris produits en Algérie. La décision était attendue par les entreprises de production de ciment qui cherchent à trouver des débouchés à l’international, pour écouler leur surcapacité de production.

En février dernier, Lafarge Algérie avait lancé un appel à manifestation d’intérêt à « des prestataires et des équipementiers » pour le chargement des excédents du clinker en navires. La filiale algérienne du cimentier franco-suisse Lafarge-Holcim, envisage d’entamer les exportations vers l’Afrique de l’ouest à partir de 2018. Un responsable de la filiale algérienne du cimentier français avait alors demandé la levée de l’interdiction d’exporter le ciment, une mesure prise alors que l’Algérie était confrontée à de fortes pénuries sur ce matériau de construction.

Avec l’entrée en production de nouvelles cimenteries publiques et privées, la donne a changé. L’Algérie est passée de statut de pays importateur à celui d’exportateur de ciment.

Selon les chiffres officiels contenus dans un rapport du ministère de l’Industrie et des Mines dont TSA détient une copie, la capacité de production de l’Algérie est passée de 20 à 25 millions de tonnes entre de 2015 et 2017. La demande nationale est passée de 20 millions de tonnes en 2010 à 26 millions de tonnes en 2016. Les importations ont baissé à 3,5 millions de tonnes en 2016 alors qu’elles étaient de 6 millions de tonnes de ciment en 2015. En 2017, le gouvernement a décidé d’interdire l’importation de ce matériau de construction et la production nationale devrait dépasser 25 millions de tonnes. En 2020, le gouvernement prévoit un surplus de production de ciment entre 12,5 et 13,5 millions de tonnes par an.

La Rédaction (avec Achira Mammeri)

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