(Africa Diligence) En Afrique, le développement du jeu vidéo a grillé l’étape de la console de salon si prisée en Europe, aux Etats-Unis ou au Japon. Pour se démarquer, les acteurs locaux surfent sur l’usage du smartphone en croissance exponentielle sur le continent. Enquête sur une tendance tirée par l’appétit des éditeurs de jeux nigérians.

Presque 70 milliards de dollars ! Voilà ce que pèse l’industrie des jeux vidéo sur la planète et plus de 95% de ces revenus proviennent des pays occidentaux qui, depuis près de 30 ans, ont fait de ce secteur un secteur clé dans le divertissement. Mais désormais, l’Afrique, grâce à son développement de plus en plus important, entend bien s’insérer dans ce marché qui pourrait lui rapporter gros à l’heure de l’émergence d’une classe moyenne de plus en plus grande. Mais le continent n’entend pas développer le jeu vidéo « classique » avec console de salon comme on peut trouver en Europe, aux Etats-Unis ou au Japon.

A la faveur de l’évolution technologique, les africains insèrent progressivement sur le marché des jeux vidéo disponibles sur smartphone. Alors que l’Afrique connait une croissance fulgurante de l’usage des smartphones, c’est une opportunité en or qui s’offre aux éditeurs de jeux africains. Dans ce tout jeune secteur pour le continent, c’est le Nigeria qui a été le premier à s’engouffrer dans la brèche. En tête de liste, l’éditeur Maliyo Games qui propose des jeux certes simples, mais très divertissants. A l’heure du jeu vidéo sur téléphone, les usagers ne demandent rien de plus que du divertissement. Sur ce marché, la qualité des consoles de salon n’est pas ce que recherchent les consommateurs, bien conscients qu’ils sont sur une plateforme différente. Gamsole, une autre entreprise nigériane, connait une ascension phénoménale. Chaque mois, ce sont plusieurs millions de téléchargements qui sont enregistrés.

Un marché africain à destination du monde

Mais si le succès est au rendez-vous sur le continent, les éditeurs africains n’ont nullement l’intention de se cantonner à un marché intérieur. Certains jeux sont désormais téléchargés en Inde, en Chine ou au Brésil, des marchés à fort potentiel de croissance pour les produits africains. Les success stories américaines ou japonaises sont certes des modèles de réussite, mais l’exemple très récent du Vietnamien qui a fait de sa création « Flappy bird » le jeu le plus rentable de l’histoire fait rêver sur le continent. Le jeune créateur de 29 ans seulement avait développé en quelques heures ce jeu d’une très grande simplicité, loin des complications habituelles. En 6 mois, plus de 50 millions de téléchargements ont été enregistrés. Depuis, dépassé par le succès, le créateur a retiré son jeu des plates-formes de téléchargements, mais cela démontre bien que la marge de manœuvre est intacte.

Le jeu américain « Candy Crush » qui rapporte plus d’un million de dollars de chiffre d’affaire chaque jour est aussi un exemple de réussite. D’une simplicité enfantine, il est devenu en 2 ans à peine, le leader mondial incontesté sur son segment. Si sur le continent les Nigérians sont très intéressés par la création et le développement de ces jeux, la région MENA (Afrique du Nord et Moyen Orient) l’est aussi. Du côté de l’Afrique du Sud le marché commence également à percer de manière importante et le jeu vidéo rapporte désormais plus de 200 millions USD par an.

A l’heure de l’explosion du divertissement sur smartphone, l’Afrique est bien décidée à faire sa place. Une ambition loin d’être inaccessible et qui pourrait rapporter à terme plusieurs milliards de dollars chaque année aux start-up du secteur.

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Louise Diallo (avec Knowdys Database et AfriqueInside)

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