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L'Edito de Guy Gweth

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Le Maroc, une puissance bancaire africaine

Le Maroc, une puissance bancaire africaine

[Africa Diligence] Le Maroc est le 4e marché bancaire africain en termes de croissance et de rentabilité, selon une nouvelle étude du cabinet McKinsey. Les revenus générés par la banque de détail devraient se situer à 1,2 milliard de dollars en 2022 pour les établissements marocains, selon les projections du cabinet.

Le Royaume est classé quatrième en termes de croissance absolue des revenus des banques de détail en 2017, avec 1,2 milliard de dollars, derrière l’Afrique du Sud (4 milliards), l’Égypte (2,5 milliards), le Nigeria (2,4 milliards), mais loin devant l’Algérie (0,3 milliard).

Le Maroc est une puissance bancaire continentale de premier plan qui n’en finit pas de se renforcer. Les études se suivent et se ressemblent pour confirmer cette réalité, dont le dernier en date est un rapport sur la banque de détail en Afrique publié par le cabinet McKinsey Global Banking. Ce rapport montre, en effet, que le Royaume s’adjuge la quatrième place continentale en termes de croissance absolue des revenus des banques de détail en 2017, avec 1,2 milliard de dollars. Il pointe ainsi derrière l’Afrique du Sud (4 milliards), l’Égypte (2,5 milliards), le Nigeria (2,4 milliards), mais loin devant l’Algérie (0,3 milliard).

 Ce document de 55 pages en anglais fait ressortir que le Maroc figure dans le top 5 des marchés bancaires en Afrique (avec l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Égypte et l’Angola), qui tirent le secteur à l’échelle continentale. Ces cinq leaders pèsent 68% du total des revenus du secteur en Afrique et leur part dans la croissance des revenus en 2017 est de 60%. Ce qui montre que le marché bancaire africain est fragmenté, selon le rapport. Ce dernier établit une comparaison avec la situation dans d’autres zones du monde, telles l’Amérique du Nord, l’Amérique latine, le Moyen-Orient et l’Asie émergente, où les cinq premières régions, au niveau de ces zones, représentent plus de 90% des revenus du secteur.

Le rapport estime également que dans certains pays, la pénétration du produit pourrait être significativement plus élevée. Pour illustrer son propos, McKinsey Global Banking donne l’exemple du Maroc et de l’Égypte qui ont un revenu par habitant plus élevé que le Kenya, mais moins de produits bancaires par client. Parmi d’autres conclusions, le document relève que les segments à revenu élevé semblent être sous-pénétrés dans des pays comme le Kenya et le Maroc. Il est aussi signalé que dans certains pays, tels le Maroc et l’Égypte, les clients sont peu enclins au numérique. Par ailleurs, McKinsey Global Banking s’attend à ce que les marchés bancaires africains connaissent une croissance robuste les cinq prochaines années. De même, en tant que groupe, les banques africaines sont les deuxièmes plus rentables à l’échelle mondiale. Toutefois, nuance le cabinet, les marchés bancaires africains continuent d’être confrontés à un ensemble d’obstacles. Il s’agit, notamment, d’un grand nombre de clients à faible revenu, une utilisation élevée de liquidités et de faibles niveaux de distribution physique. Ils présentent aussi de grands écarts entre des marchés relativement avancés de l’Afrique du Sud et du Maroc et des marchés naissants de l’Éthiopie et de la République démocratique du Congo (RDC).

En conclusion, les auteurs du rapport tablent sur une croissance de 12% par an des services bancaires de détail en Afrique, contre une projection de base de 8,5%, si les banques africaines arrivent à relever cinq défis. Il s’agit de dessiner la bonne carte, avec une bonne couverture géographique ; s’orienter vers des segments appropriés et proposer des offres attrayantes ; offrir des services bancaires simplifiés ; donner la priorité au numérique ; et innover en matière de risques.

La Rédaction (avec Lahcen Oudoud)

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