(Africa Diligence) Au cours de l’exercice 2012/13, l’économie éthiopienne a enregistré une croissance solide (9.7%) pour la dixième année consécutive, devenant ainsi l’une des plus performantes d’Afrique. En 2012, l’économie éthiopienne était la douzième économie mondiale à avoir progressé le plus rapidement. Pour les conseils en intelligence économique d’Africa Diligence, ces dix dernières années, le produit intérieur brut (PIB) réel a affiché une croissance annuelle moyenne de 10.9%.

L’agriculture, qui représente 42.7% du PIB, a progressé de 7.1%, tandis que l’industrie (12.3% du PIB) a bondi de 18.5% et les services (45% du PIB) de 9.9% en 2012/13. Cette dynamique devrait se poursuivre en 2013/14 et en 2014/15 à un rythme moins soutenu, en raison des contraintes pesant sur la croissance du secteur privé.

Pour lutter contre l’inflation, l’État a resserré sa politique monétaire, recourant à la monnaie de la Banque centrale comme point d’ancrage nominal afin de maîtriser l’expansion monétaire. Cette mesure, en période de ralentissement des cours mondiaux des matières premières, a entraîné une inflation annuelle des prix à la consommation de 7.9% en novembre 2013, contre 39.2% et 15.6% en fin novembre 2011 et 2012. La détermination des pouvoirs publics à limiter l’inflation se reflète également dans une politique budgétaire prudente, axée sur le renforcement de la mobilisation des ressources nationales et la réduction de l’emprunt intérieur. La forte politique budgétaire, notamment les mesures visant à améliorer l’administration fiscale et le recouvrement, ont permis de limiter le déficit budgétaire à 2.0% du PIB en 2012/13, contre un résultat de 1.2% du PIB au cours de l’exercice précédent.

Selon le classement Doing Business 2014 (facilité de faire des affaires), l’Ethiopie est classé 125e, soit une variation dans le classement d’une place en moins par rapport à 2013 (124e). Pour la Banque mondiale, en Éthiopie, la mortalité infantile a chuté de presque un tiers en sept ans. Plus de 35 000 professionnels qualifiés offrent des services de santé en milieu rural. L’Éthiopie redouble d’efforts pour atteindre des objectifs cruciaux en matière de santé d’ici 2015.

En 2011/12, les exportations de marchandises ont totalisé 3.1 milliards USD, soit un recul de 2.3% par rapport à l’exercice précédent, et sont descendues de 7.4% à une estimation de 6.5% du PIB. La valeur des importations (provenant majoritairement d’Europe et d’Asie) a augmenté, passant d’environ 11.1 à 11.5 milliards USD entre 2011/12 et 2012/13. Les importations ayant augmenté plus vite que les exportations, le déficit commercial s’est creusé à 8.4 milliards USD en 2012/13, contre 7.9 milliards USD en 2011/12. Toutefois, le déficit de la balance des paiements s’est amélioré de 88% en 2012/13 par rapport à l’année précédente. Ce qui s’explique en grande partie par les bons résultats des autres comptes, avec un commerce des services hors revenus des facteurs et un compte de capital excédentaires ainsi que des transferts privés très importants.

Malgré l’augmentation de l’encours de la dette extérieure, passé de 21.6% du PIB en 2011/12 à 24.3% du PIB à la fin de l’exercice 2012/13, le pays conserve un faible risque de surendettement. En revanche, la reconstitution des réserves de change officielles brutes reste un défi, dans la mesure où elles couvraient moins de deux mois d’importations fin 2013.

Pour la première fois en 2014, trois agences de notation internationales ont attribué des notes à l’Ethiopie. « B » pour Standard & Poor’s et Fitch et « B1 », de la part de Moody’s.

Les politiques commerciale et industrielle ne sont pas encore en accord avec la chaîne de valeur mondiale ; elles doivent répondre à l’ensemble des obstacles et opportunités relatifs aux différents niveaux du marché mondial.

(Knowdys Database, avec Perspectives économiques en Afrique et Banque mondiale)

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici