(Africa Diligence) En termes de climat des affaires, le Niger est classé au 176ème rang sur 185 dans le classement Doing Business en 2014. Le PNUD le classe parmi les pays les plus pauvres du monde (60% de la population vit avec moins de 1 dollar/jour). Malgré cela, les analystes en intelligence économique d’Africa Diligence pensent que son secteur financier a connu une amélioration.

Le système financier du Niger demeure faible et fragmenté. Le nombre d’instruments financiers disponibles est limité, et le manque d’accès aux financements entrave l’activité économique qui perd de ce fait son dynamisme. Comme dans la plupart des pays africains à faible revenu, le secteur bancaire du Niger est l’objet d’une forte concentration et domine le secteur financier. Le ratio dépôts/PIB est l’un des plus faibles de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Le conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un projet d’assistance au développement du secteur financier (PDSF). S’étendant sur 10 ans (2004-2014), le principal objectif de ce projet consiste à améliorer l’efficacité, la portée et la hauteur du système financier du Niger, afin qu’il puisse jouer son rôle capital qui consiste à contribuer à la croissance et à la réduction de la pauvreté. Ce projet apportera un appui technique au programme global d’ajustement du secteur financier du gouvernement à travers six composantes : le renforcement de l’environnement dans lequel les institutions financières opèrent ; la restructuration du secteur bancaire ; le développement de l’intermédiation financière de proximité (relative à la micro finance et aux services financiers postaux) ; la réforme de la sécurité sociale ; le renforcement des capacités, et la gestion de projets.

Au Niger, le système financier décentralisé (SFD) continue de se développer et de se structurer comme un outil de fourniture de services financiers aux populations les plus démunies. Par conséquent, après plusieurs années d’expérimentation des micro-projets d’épargne et de crédit, il est important de se prononcer sur les performances du secteur de la micro-finance et sa contribution au développement économique et social au Niger. Ces considérations ont conduits le SFD aux interrogations suivantes : Quelle est la capacité du système en termes de mobilisation de ressources (collecte de l’épargne et refinancement) ? Le SFD, a-t-il une portée significative en termes de services offerts à sa clientèle ? Est-ce que le système arrive à atteindre les cibles potentielles, c’est-à-dire les pauvres ?

Pour répondre à ces préoccupations, le SFD s’est proposé d’analyser les performances et l’efficacité du système de financement du Niger. Les données disponibles ont révélé que le système de micro-finance est en plein développement, l’augmentation du nombre des volumes des crédits octroyés, les emplois créés et le nombre croissant des bénéficiaires surtout les femmes. Malgré les taux d’intérêt et d’usure relativement élevés sur une période de remboursement très courte, la micro-finance cherche à se rapprocher de l’autosuffisance financière par le développement de ses activités marquées par un portefeuille de prêts et de l’épargne qui augmentent tous les ans depuis 2000.

(Knowdys Database, avec Banque mondiale et Diplomatie France)

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